Yuan

L'usage du yuan dans les paiements internationaux s'est encore effrité en décembre, plombé par une dépréciation persistante et les stricts contrôles de capitaux.

Le yuan chinois fait son entrée dans la cour des monnaies de référence aux côtés du dollar et de l'euro, scellant une importante victoire des autorités de Pékin.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé que l'utilisation du yuan chinois comme monnaie d'échange dès 2016 allait faciliter l'injection de liquidités et ainsi donner un coup de fouet à l'économie en crise du pays.  

"L'acceptation du yuan devrait nous offrir de nouvelles possibilités dès l'année prochaine", a estimé M. Mugabe.

La nouvelle banque asiatique d’infrastructures est l’occasion pour Pékin d’imposer sa monnaie comme étalon des échanges internationaux. En Afrique, plusieurs pays ont déjà donné leur feu vert au billet rouge.

Chine, Inde ou Russie parleront bientôt d'une voix plus forte au FMI: après des années de blocage, le Congrès américain a levé vendredi le dernier obstacle à une réforme de l'institution financière internationale qui renforce le poids des grands pays émergents.

Cette refonte adoptée par la communauté internationale en 2010 n'attendait que la ratification des Etats-Unis, actée vendredi dans une loi de compromis budgétaire, pour voir le jour et s'imposer aux 188 Etats membres du Fonds monétaire international.

Le yuan chinois a fait son entrée lundi dans le club très fermé des principales monnaies de réserve internationale à la faveur de son intégration dans l'unité de compte du Fonds monétaire international (FMI).

Il y rejoint le dollar américain, la livre britannique, le yen japonais et l'euro.

Pour Pékin, l'entrée de la devise chinoise au rang de monnaie de réserve représente une réussite politique majeure dans sa quête de reconnaissance économique internationale.

Pour concurrencer le FMI et la Banque mondiale, deux institutions multilatérales de développement ont été lancées coup sur coup. Leur principal promoteur ? Pékin, qui compte bien financer à travers elles ses ambitions commerciales à l'échelle mondiale.

Retrouvez l'article de Sébastien Le Belzic dans Jeune Afrique.

Près d’un quart des exportations d’Afrique subsaharienne part aujourd’hui pour la Chine, contre 4,6% il y a 15 ans. Quelles sont les conséquences de cette relation Chine-Afrique sur leurs économies respectives ?

La nouvelle banque asiatique d’infrastructures est l’occasion pour Pékin d’imposer sa monnaie comme étalon des échanges internationaux. En Afrique, plusieurs pays ont déjà donné leur feu vert au billet rouge. Article publié en collaboration avec Le Monde.

La signature hier d'une série d'accord à Pretoria, dans le cadre de l'année de la Chine en Afrique du Sud, devrait donner un nouvel an à ce développement stratégique.