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Le président chinois Xi Jinping démarre ce mardi au Zimbabwe une visite de cinq jours en Afrique, où les gouvernements s'inquiètent des conséquences du ralentissement de la croissance de la Chine.

Dirigeants africains et chinois ont rendez-vous pour la première fois, vendredi et samedi, sur le continent noir pour un sommet où le président Xi Jinping doit annoncer une myriade de contrats malgré le ralentissement récent des investissements chinois en Afrique, devenue très dépendante de Pékin.

Illustration de l'importance de ce sommet: le président chinois et une cinquantaine de dirigeants africains, dont les présidents nigérian Muhammadu Buhari et zimbabwéen Robert Mugabe, sont attendus à Johannesburg, dans le district financier de Sandton.

Les défenseurs des animaux dénoncent le rôle crucial de la Chine dans les massacres d'éléphants en Afrique destinés à alimenter un trafic juteux d'ivoire qui, selon les ONG, mériterait de figurer au sommet sino-africain cette semaine pour tenter d'enrayer le déclin de la population de pachydermes.

En 2015, la lune de miel entre l'Afrique et la Chine, son principal partenaire économique semble terminée. Les investissements du géant asiatique en Afrique ont chuté de 40% au premier semestre et l'inquiétude grandit au sein d'un continent dépendant de ses exportations de matières premières.

C'est dans ce contexte inédit que le président chinois Xi Jinping rencontre vendredi ses homologues africains à Johannesburg, pour le sixième sommet sur la coopération sino-africaine (Focac).

L'Inde accueille un rassemblement inédit de chefs d’État africains. Étape majeure dans sa tentative de s'implanter sur le continent noir et concurrencer son encombrant voisin chinois.

Des dizaines de dirigeants de pays d'Asie et d'Afrique se rencontrent cette semaine à Jakarta pour célébrer le 60e anniversaire de la conférence en Indonésie qui donna naissance au Mouvement des non-alignés, un sommet sur fond de rivalités régionales.