Sinopec

Wang Tianpu, l'ancien président du groupe étatique Sinopec, géant chinois du raffinage, a été condamné mardi à quinze ans et demi d'emprisonnement, victime des efforts de Pékin pour apurer et restructurer un secteur énergétique miné par une corruption endémique. Reconnu coupable d'avoir versé des pots-de-vin et détourné des fonds, M. Wang a également écopé d'une amende de 3,2 millions de yuans (435.000 euros) et ses "gains illicites" seront confisqués, selon le verdict d'un tribunal de Nanchang (centre) rapporté par les médias étatiques. Cette sentence intervient moins d'une semaine après la condamnation à 15 ans de prison, également pour corruption, de Liao Yongyuan, l'ex-directeur général de CNPC -- autre géant chinois du pétrole.

Déjà affaiblis par la chute des cours du brut, les grands pétroliers chinois sont dans la ligne de mire des policiers anti-corruption. Plusieurs cadres ont été arrêtés et des contrats annulés. La fin d’une époque pour les mandarins de l’or noir ?

Lorsque les policiers anti-corruption sont venus cueillir Sam Pa dans sa chambre du Sofitel de Pékin, début octobre, la panique s’est immédiatement emparée de la direction du groupe Sinopec. L’un des plus grands pétroliers chinois, dont les investissements en Afrique dépassent les 14 milliards de dollars, est dans la tourmente.

Les groupes pétroliers chinois ont longtemps été au cœur de la Chinafrique. Un business à 75 milliards de dollars qui défraie régulièrement la chronique.