Renminbi

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé que l'utilisation du yuan chinois comme monnaie d'échange dès 2016 allait faciliter l'injection de liquidités et ainsi donner un coup de fouet à l'économie en crise du pays.  

"L'acceptation du yuan devrait nous offrir de nouvelles possibilités dès l'année prochaine", a estimé M. Mugabe.

Chine, Inde ou Russie parleront bientôt d'une voix plus forte au FMI: après des années de blocage, le Congrès américain a levé vendredi le dernier obstacle à une réforme de l'institution financière internationale qui renforce le poids des grands pays émergents.

Cette refonte adoptée par la communauté internationale en 2010 n'attendait que la ratification des Etats-Unis, actée vendredi dans une loi de compromis budgétaire, pour voir le jour et s'imposer aux 188 Etats membres du Fonds monétaire international.

Le yuan chinois a fait son entrée lundi dans le club très fermé des principales monnaies de réserve internationale à la faveur de son intégration dans l'unité de compte du Fonds monétaire international (FMI).

Il y rejoint le dollar américain, la livre britannique, le yen japonais et l'euro.

Pour Pékin, l'entrée de la devise chinoise au rang de monnaie de réserve représente une réussite politique majeure dans sa quête de reconnaissance économique internationale.

La banque centrale chinoise a conclu vendredi 10 avril avec son homologue sud-africaine un accord d'échange de devises, dit "swap". Cet accord permettra aux deux institutions d'échanger yuans et rands. Il porte sur un montant de 30 milliards de yuans (4,56 milliards d'euros), selon la Banque centrale.
D'une durée de trois ans renouvelable, l'initiative est destinée à "faciliter les échanges commerciaux bilatéraux et les investissements, tout en renforçant la stabilité financière régionale", selon la banque chinoise. La banque centrale chinoise a déjà signé une vingtaine d'accords similaires, avec l'objectif avoué d'accélérer l'internationalisation du renminbi...