Visite du président Biya en Chine, premier investisseur au Cameroun

Le président camerounais Paul Biya entame jeudi 22 mars 2018 une visite d'Etat de trois jours en Chine, premier investisseur étranger et premier partenaire commercial du Cameroun, ont annoncé les autorités mercredi. 

"La visite d’Etat du chef de l’Etat camerounais en Chine devrait aboutir à une montée en gamme et à une plus grande densification de notre coopération bilatérale", selon un communiqué de la présidence.

Arrivé dimanche à Pékin, M. Biya débutera jeudi sa visite officielle, accompagné d'une importante délégation de ministres et d'hommes d'affaires.

La Chine est aujourd'hui "le premier investisseur (étranger) au Cameroun", selon le ministère camerounais de l'Economie.

Entre 2000 et 2014, 67% des investissements directs étrangers (IDE) au Cameroun étaient chinois, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

"La Chine est à l'heure actuelle le premier partenaire commercial du Cameroun et le Cameroun est le deuxième grand bénéficiaire africain du financement chinois. En 2015, par exemple, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a atteint 2,6 milliards de dollars", souligne la présidence camerounaise. 

Ports, routes, hôpitaux, stades, barrages, logements sociaux et alimentation en eau: la Chine finance de nombreux projets au Cameroun. 

En construction depuis cinq ans, la toute première autoroute du pays devant relier la capitale politique, Yaoundé, à la capitale économique, Douala, a été confiée à une entreprise chinoise.

La banque Exim Bank of China finance à 85% - 316 milliards de francs CFA (481,7 millions d'euros) - les 60 premiers kilomètres de cette autoroute.

Une société chinoise a aussi construit la première tranche du projet portuaire de Kribi (sud), qui été financée par un prêt chinois de 200 milliards de francs CFA (304,8 millions d'euros).

La Chine finance également la pose de 6.000 km de câbles sous-marins de fibre optique entre le Cameroun et le Brésil, selon Cameroon Telecommunications (Camtel), l'opérateur publique des télécoms.

Et c'est à Yaoundé qu'en 2007 le premier institut Confucius d'Afrique sub-saharienne francophone a été ouvert. Il compte aujourd'hui 10.000 élèves et le Cameroun a introduit l'apprentissage facultatif de la langue chinoise dans ses programmes scolaires. 

 
Tags: 
Categorie: