émergents

La Corée du Sud devient le premier pays émergent à rejoindre le Club de Paris. La Chine pourrait suivre.

La patronne du FMI Christine Lagarde a décrit jeudi la "dure réalité" qui s'impose aux économies émergentes et fait part de ses "inquiétudes" sur la corruption en Ukraine et la réforme des retraites en Grèce.

Dans le sillage du géant chinois et de la chute des cours des matières premières, les économies émergentes marquent le pas et font face à une "nouvelle et dure réalité", a rappelé la directrice générale dans un discours à l'Université du Maryland (est).

Bousculer l'ordre établi au FMI ? Le mandat de Christine Lagarde approche de son terme mais les grands pays émergents hésitent encore à faire front commun pour briguer la tête d'une institution dirigée depuis toujours par un Européen.

Les pays des Brics --Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud-- semblent partagés alors que Mme Lagarde s'est dite "ouverte" à l'idée de rempiler en juillet à l'expiration de son mandat.

La première phase de la réforme du FMI doublant ses ressources et renforçant le poids des pays émergents est entrée en vigueur après des années de blocage du Congrès américain, a annoncé l'institution mercredi.

Adoptée en décembre 2010 en pleine tempête financière mondiale, cette refonte portera à terme à quelque 659 milliards de dollars les ressources permanentes du Fonds (quote-parts), dans lesquelles il puise pour accorder des prêts aux pays en difficulté (Grèce, Ukraine, Jamaïque...).

Chine, Inde ou Russie parleront bientôt d'une voix plus forte au FMI: après des années de blocage, le Congrès américain a levé vendredi le dernier obstacle à une réforme de l'institution financière internationale qui renforce le poids des grands pays émergents.

Cette refonte adoptée par la communauté internationale en 2010 n'attendait que la ratification des Etats-Unis, actée vendredi dans une loi de compromis budgétaire, pour voir le jour et s'imposer aux 188 Etats membres du Fonds monétaire international.

A l'ombre de la crise grecque, les pays émergents connaissent un été difficile, entre spasmes boursiers en Chine et crise au Brésil. Analyse.