Indaba

Crise économique en Chine, baisse de la demande en matières premières et effondrement des cours : la boulimie chinoise en minerais africains est en train de s’éteindre. Le Japon, et surtout l’Inde, pourraient-ils prendre la place du dragon chinois ?

Une ambiance morose a plané sur les 6.000 délégués de "Mining Indaba", le salon annuel des mines africaines qui s'est terminé au Cap, dans un contexte de ralentissement de la croissance chinoise et de chute des cours des matières premières. 

"Si nous ne nous adaptons pas nous allons y rester", pronostique Mark Cutifani, directeur général d'Anglo American. "Les choses peuvent encore empirer avant de s'améliorer", ajoute-t-il alors que son entreprise projette de se délester de la moitié de ses 55 mines et de supprimer 85.000 emplois.