Economie

Pays émergents frappés par l'effondrement des cours des matières premières, commerce mondial perturbé et risque de déflation: l'économie mondiale, soutenue par le colossal essor de la Chine ces dernières années, est aujourd'hui menacée par son ralentissement.

Le Fonds monétaire international (FMI) n'y va pas par quatre chemins: il a exprimé mardi son inquiétude sur les "répercussions" de l'essoufflement du géant asiatique "sur d'autres pays par la voie du commerce et du recul des cours des produits de base", peu après la publication des chiffres de la croissance chinoise en 2015.

Les importations de la Chine en provenance d'Afrique ont chuté de quasiment 40% en valeur l'an dernier, plombées par le ralentissement de l'économie du géant asiatique et reflétant la chute des cours des matières premières, selon les chiffres officiels de la douane chinoise.

Les exportations du continent africain vers la Chine sont tombées en 2015 à 440 milliards de yuans (l'équivalent de 67 milliards de dollars au cours actuel), soit une baisse de 38% par rapport à 2014, d'après ces statistiques.

La Chine va financer pour plus de deux milliards de dollars de travaux afin de rénover la ligne de chemin de fer reliant Dakar à Bamako. Les travaux devraient durer au moins quatre ans et donner un sérieux coup de frais aux échanges entre le Sénégal et le Mali. Le Français Advens paye quant à lui les pots cassés.

Chine, Inde ou Russie parleront bientôt d'une voix plus forte au FMI: après des années de blocage, le Congrès américain a levé vendredi le dernier obstacle à une réforme de l'institution financière internationale qui renforce le poids des grands pays émergents.

Cette refonte adoptée par la communauté internationale en 2010 n'attendait que la ratification des Etats-Unis, actée vendredi dans une loi de compromis budgétaire, pour voir le jour et s'imposer aux 188 Etats membres du Fonds monétaire international.

Les grandes compagnies minières sont contraintes de réduire la voilure dans un contexte de chute des cours du minerai de fer et des métaux industriels, à l'image d'Anglo American qui a annoncé mardi des mesures d'économie et une réduction drastique d'effectifs.

Le secteur est victime d'une surabondance de l'offre alimentée par les géants du secteurs, couplée à une baisse de la demande originaire de Chine, la deuxième économie du monde.

A 20 kilomètres au nord-est d'Addis Abeba, le lotissement résidentiel de luxe "Yerrer View Homes" s'étend sur 600 hectares, symbole de l'attrait croissant pour le très haut de gamme en Ethiopie, pays encore souvent associé à la famine mais où se développe une classe aisée.

Le yuan chinois a fait son entrée lundi dans le club très fermé des principales monnaies de réserve internationale à la faveur de son intégration dans l'unité de compte du Fonds monétaire international (FMI).

Il y rejoint le dollar américain, la livre britannique, le yen japonais et l'euro.

Pour Pékin, l'entrée de la devise chinoise au rang de monnaie de réserve représente une réussite politique majeure dans sa quête de reconnaissance économique internationale.

Les investissements chinois en Afrique ont chuté de plus de 40% en glissement annuel durant le premier semestre, a annoncé Pékin ce mardi. Le ralentissement économique du géant asiatique ayant entraîné une baisse drastique de sa demande en matières premières.

Les ressources naturelles du continent africain ont permis d'alimenter la formidable croissance de la Chine, devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique en 2009.

La Chine devra enregistrer une croissance économique d'au moins 6,5% par an sur les cinq prochaines années pour que se concrétisent les objectifs de Pékin à l'horizon 2020, a déclaré mardi 3 novembre le président Xi Jinping, cité par un média d'Etat.

Le rythme de croissance annuel de la deuxième économie mondiale "ne devra pas être inférieur" à 6,5%, pour pouvoir assurer le doublement du Produit intérieur brut (PIB) chinois entre 2010 et 2020, ainsi que celui du revenu par tête sur la même décennie, a indiqué le chef d'Etat, cité au style indirect par l'agence Chine nouvelle.

Tout juste assemblé, le premier exemplaire du C919, moyen-courrier conçu par l'avionneur chinois Comac pour bousculer le duopole Airbus-Boeing, a été dévoilé lundi 2 novembre, mais il faudra encore longtemps avant que ne débutent les livraisons de cet appareil emblématique des ambitions aéronautiques de Pékin.

Tiré par un petit camion, l'avion long de 39 mètres, de couleur blanche avec un aileron vert, est sorti d'un colossal hangar décoré du drapeau chinois pour être présenté devant un public choisi..