La Chine majoritaire dans la mine de Tenke Fungurume

La mainmise des investisseurs chinois sur la mine de Tenke Fungurume, une des trois plus grandes de cuivre en République démocratique du Congo, va s'accroître avec la vente des parts du suédois Lundin Mining annoncée mardi.

L'américain Freeport-McMoran avait signé en mai un accord pour céder sa part majoritaire (56% détenus indirectement) dans cette mine de cuivre et de cobalt au Katanga (sud-est de la RDC) à la compagnie minière China Molybdenum.

Cette fois, c'est Lundin Mining qui indique dans un communiqué qu'il va vendre ses 24% (détenus indirectement aussi) à "un affilié de BHR Partners, une société d'investissement chinoise".

Les deux transactions, à 2,65 milliards de dollars pour la première et 1,14 milliard pour la seconde, se sont fondées sur la même valorisation d'entreprise.

La mine appartient à 80% à TF Holdings, société des Bermudes dont Freeport-McMoran et Lundin Mining vont sortir. Les 20% restants sont détenus par l'entreprise publique minière congolaise Gécamines.

Cinquième producteur de cuivre au monde et premier de cobalt, la RDC est un des pays les moins développés de la planète. Selon le Fonds monétaire international, il a enregistré une croissance moyenne de 7,7% par an de 2010 à 2015, tirée par son secteur minier.

Mais la chute des cours des matières premières a eu une incidence spectaculaire sur les recettes fiscales de Kinshasa et sur l'emploi au Katanga, province d'origine du président Joseph Kabila, alimentant le mécontentement social alors que le climat politique est déjà tendu.

Lundin Mining a indiqué que la décision de vendre avait été "difficile, eu égard aux 20 années d'implication de Lundin à Tenkin, et à la nature spécifique de cet actif d'importance mondiale".

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