Diplomatie

Des dizaines de dirigeants de pays d'Asie et d'Afrique se rencontrent cette semaine à Jakarta pour célébrer le 60e anniversaire de la conférence en Indonésie qui donna naissance au Mouvement des non-alignés, un sommet sur fond de rivalités régionales.

La Chine n'est pas favorable à une nouvelle prolongation des négociations entre les grandes puissances et l'Iran si un accord sur le programme nucléaire de Téhéran n'est pas trouvé fin mars, a affirmé dimanche le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi.

"Elles ont été prolongées deux fois, nous espérons qu'elle ne le seront pas une troisième fois", a déclaré M. Wang, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Téhéran.

Les Etats-Unis ont indiqué la semaine dernière ne pas voir l'utilité d'une prolongation des discussions si la "formulation fondamentale" d'un accord n'était pas trouvée d'ici le 31 mars.

Un mois après l’échec des pourparlers de paix sud-soudanais, les médiateurs est-africains du conflit qui ravage le jeune pays depuis décembre 2013 veulent accentuer la pression sur les belligérants, en associant l'Union africaine (UA) et l'ONU aux négociations.

Selon plusieurs diplomates, un nouveau plan de règlement est aussi en préparation, qui propose de nouveau un accord de partage de pouvoir entre les chefs des deux camps belligérants, le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Cette question est un des principaux points de blocage à un accord politique devant mettre fin au conflit.

La Chine a appelé mercredi les grandes puissances et l'Iran à "rapprocher leurs positions pour parvenir à un accord" sur le nucléaire iranien, quelques heures après que la suspension des négociations dans la confusion la plus totale, selon un communiqué distribué mercredi par la délégation chinoise à Lausanne. "Il est important de réduire les différences.

Dans cette phase finale, toutes les parties doivent être prêtes à rapprocher leur position", a déclaré le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, avertissant que "si les négociations sont coincées, tous les efforts précédents seront gâchés".

Au total 449 ressortissants chinois et six d'autres pays ont été évacués lundi par la Chine du Yémen, où la coalition arabe bombarde les positions des rebelles chiites près de Sanna, a annoncé l'agence officielle chinoise Xinhua. Dimanche, 122 Chinois avaient déjà été évacués vers Djibouti, où ils sont arrivés lundi et d'où ils regagneront leur pays, selon Xinhua.

La coalition, menée par l'Arabie saoudite, s'est dit prête à poursuivre les bombardements jusqu'à ce que les rebelles cessent leur insurrection contre le président Abedrabbo Mansour Hadi, qui s'est réfugié à Riyad.

Kuang Weilin a présenté ses lettres de créances à la présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, au cours d’une cérémonie au siège de l'organisation à Addis-Abeba (Ethiopie). Jusqu'ici, c’est l'ambassadeur de Chine en Ethiopie qui représentait Pékin auprès de l'UA. La Chine devient le deuxième pays après les Etats-Unis à disposer d'un ambassadeur exclusivement chargé des relations avec l’organisation panafricaine.

"La Chine doit consacrer plus d’attention et plus de ressources à l'Afrique. Pendant de longues années, la Chine s'est appuyée sur la coopération bilatérale, d'Etat à Etat. Avec cette nouvelle mission, nous ajoutons une dimension multilatérale.

La Chine s'est déclarée vendredi opposée à un projet américain de résolution à l'ONU qui prévoit des sanctions au Soudan du Sud, faisant valoir que cette initiative serait contre-productive en pleine négociation de paix entre les belligérants.

Les Etats-Unis ont soumis mardi à leurs partenaires du Conseil de sécurité un texte qui prévoit d'imposer des sanctions aux belligérants au Soudan du Sud, ravagé par une guerre civile et des massacres inter-ethniques. Le texte prévoit un gel des avoirs et une interdiction de voyager contre ceux qui menacent la stabilité du pays, se rendent coupables d'exactions ou entravent l'aide humanitaire.

La Chine se dit prête à jouer les intermédiaires entre les talibans et Kaboul en Afghanistan, au lendemain du retrait des troupes de combat de l'Otan du pays, a expliqué le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi.

"Nous soutiendrons le gouvernement afghan dans sa recherche de réconciliation avec plusieurs factions politiques, y compris les talibans", a dit M. Wang, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Islamabad au côté du conseiller à la sécurité pakistanais Sartaj Aziz. M. Wang a également annoncé que le président chinois Xi Jingping effectuera sa première visite au Pakistan "bientôt cette année", une visite qu'il a jugé "historique".

Le diplomate chinois Kuang Weiling a été nommé chef de sa mission permanente auprès de l'Union africaine (UA). Il prendra ses fonctions dans quelques jours.

Une première dans les relations diplomatiques entre l'Union africaine (UA) et la Chine : Pékin a annoncé la mise en place d'ici mi-février d'une mission permanente auprès de l'organisation continentale africaine, basée à Addis-Abeba.

Et c'est l'expérimenté diplomate chinois Kuang Weiling (il a débuté sa carrière en 1982 au ministère des Affaires étrangères de son pays) qui a été nommé à ce nouveau poste.

Le Nigeria et ses voisins discutaient mardi à Niamey des moyens d'unir leurs forces contre les islamistes de Boko Haram, qui gagnent du terrain et menacent de déstabiliser les trois pays frontaliers du nord-est du pays. Une coopération militaire avait été actée fin 2014 entre les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT, qui comprend Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad).

Mais la force régionale, composée de 700 militaires issus de chacun des quatre pays, ainsi que du Bénin, voisin du Nigeria, peine à se matérialiser. La réunion de mardi dans la capitale nigérienne, à laquelle participent treize pays, aspire à corriger cette tendance, alors que Boko Haram a pris le contrôle de vastes territoires du nord-est du Nigeria et multiplie les incursions au Cameroun voisin.