La Chine établit des relations diplomatiques avec Sao Tomé

La Chine a établi officiellement lundi des relations diplomatiques avec Sao Tomé, une semaine après avoir arraché l'île africaine au club des rares Etats du monde qui reconnaissent le gouvernement rival de Taïwan.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue Urbino Botelho ont signé un communiqué commun sur l'établissement des relations diplomatiques lors d'une cérémonie à Pékin devant la presse.

Sao Tomé (200.000 habitants) avait annoncé le 20 décembre qu'elle rompait ses relations avec Taïwan.

La décision de Sao Tomé a ramené à 21 le nombre d'Etats qui entretiennent des relations avec Taïwan, dont le Vatican et deux pays africains, le Swaziland et le Burkina Faso. Les autres sont des petits pays d'Amérique centrale, des Caraïbes ou du Pacifique.

A Taïpei, le ministre des Affaires étrangères David Lee avait expliqué que Sao Tomé exigeait une aide financière "astronomique" en échange du maintien des liens diplomatiques.

Taïwan, officiellement dénommé "République de Chine", est politiquement séparé de la République populaire de Chine depuis la prise du pouvoir par les communistes à Pékin en 1949. Au nom du "principe de la Chine unique", Pékin interdit à ses partenaires d'entretenir des relations diplomatiques avec l'île, qu'il considère comme une de ses provinces destiné à retourner dans son giron.

Le futur président américain Donald Trump a suscité l'inquiétude à Pékin courant décembre en laissant entendre qu'il ne se sentait pas lié par le principe de la Chine unique.

Pékin arrache Sao Tomé à Taiwan

Pékin est parvenu à arracher le petit Etat africain de Sao Tomé et Principe au club de la vingtaine de pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan, au moment où Donald Trump fait remonter la tension entre les deux gouvernements rivaux. 

Sao Tomé (200.000 habitants) a annoncé dans un communiqué mardi soir qu'elle reconnaissait désormais "le principe de l'existence d'une seule Chine, représentée en droit international par la République populaire de Chine".

Par conséquent, le gouvernement "a décidé à compter de cette date de rompre formellement les relations diplomatiques avec Taiwan", ajoute le communiqué du cabinet du Premier ministre publié sur le site d'information Tela Non.

"Nous nous félicitons du retour de Sao Tomé et Principe sur la juste voie du principe de la Chine unique", a réagi mercredi le ministère chinois des Affaires étrangères sur son site internet.

Taïwan, officiellement dénommé "République de Chine", est politiquement séparé de la République populaire de Chine depuis la prise du pouvoir par les communistes à Pékin en 1949. Au nom du "principe de la Chine unique", Pékin interdit à ses partenaires d'entretenir des relations diplomatiques avec l'île, qu'il considère comme une de ses provinces destiné à retourner dans son giron.

La décision de Sao Tomé ramène à 21 le nombre d'Etats qui entretiennent des relations avec Taïwan, dont le Vatican et deux pays africains, le Swaziland et le Burkina Faso. Les autres sont des petits pays d'Amérique centrale, des Caraïbes ou du Pacifique.

A Taïpei, le ministre des Affaires étrangères David Lee a qualifié la décision de SaoTomé d'"irréfléchie" et a précisé que Taïwan fermerait son ambassade sur place et mettrait fin à tous ses projets de coopération avec l'île africaine.

Sao Tomé exigeait une somme "astronomique" d'aide financière, a ajouté le ministre lors d'une conférence de presse, disant se refuser à rentrer dans "des jeux d'argent".

Pays pauvre dépendant de l'aide extérieure, Sao Tomé négocie la conclusion d'un crédit de 30 millions de dollars avec une société de la République populaire de Chine basée à Hong Kong, China International Fund Limited, selon le site Tela Non.

"Pour des raisons qui ont à voir avec la partie chinoise, nous n'avons pas conclu l'accord", avait indiqué devant les députés le Premier ministre, Patrice Trovoada, lundi, avant l'annonce de son revirement diplomatique, laissant entendre qu'il espérait une conclusion prochaine.

Pékin et Taïpei se sont longtemps livrés à "une diplomatie du carnet de chèques" afin d'attirer des partisans parmi les pays pauvres. Après une accalmie, cette rivalité a repris en mars dernier lorsque Pékin a obtenu la reconnaissance de la Gambie, deux mois après la victoire à la présidentielle taïwanaise de Tsai Ing-wen, défavorable à un rapprochement avec le gouvernement chinois.

Mme Tsai a déclenché la colère de Pékin début décembre en obtenant un entretien téléphonique avec Donald Trump, qui a rompu ainsi avec l'habitude des présidents américains de ne pas entretenir de relations officielles avec les dirigeants taïwanais. Washington s'est en effet engagé à respecter le principe de la Chine unique en nouant des relations diplomatiques avec Pékin en 1979.

Le président élu des Etats-Unis a jeté de l'huile sur le feu en déclarant depuis qu'il ne se sentait pas tenu par le principe de la Chine unique.

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