Brics

Les pays membres du groupe des BRICS prévoient de lancer une agence de notation financière dédiée aux marchés émergents

Le nouveau bailleur de fonds multilatéral mis en place par les Brics a approuvé son premier volet de prêts, d'un montant total de 811 millions de dollars dans quatre pays.

Bousculer l'ordre établi au FMI ? Le mandat de Christine Lagarde approche de son terme mais les grands pays émergents hésitent encore à faire front commun pour briguer la tête d'une institution dirigée depuis toujours par un Européen.

Les pays des Brics --Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud-- semblent partagés alors que Mme Lagarde s'est dite "ouverte" à l'idée de rempiler en juillet à l'expiration de son mandat.

L'Asie est "la région la plus dynamique du monde" mais les réformes structurelles sont essentielles compte tenu de son poids croissant dans l'économie globalisée, a déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde ce samedi à New Delhi.

L'Asie représente déjà 40% de l'économie mondiale et devrait générer près des deux tiers de la croissance dans les quatre ans à venir, selon Mme Lagarde, qui s'exprimait lors d'une conférence dans la capitale indienne en présence du Premier ministre Narendra Modi. 

La première phase de la réforme du FMI doublant ses ressources et renforçant le poids des pays émergents est entrée en vigueur après des années de blocage du Congrès américain, a annoncé l'institution mercredi.

Adoptée en décembre 2010 en pleine tempête financière mondiale, cette refonte portera à terme à quelque 659 milliards de dollars les ressources permanentes du Fonds (quote-parts), dans lesquelles il puise pour accorder des prêts aux pays en difficulté (Grèce, Ukraine, Jamaïque...).

Les dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), réunis en Turquie avant l'ouverture du sommet du G20, se sont déclarés ce dimanche "profondément déçus" par l'absence de progrès dans la réforme du Fonds monétaire international (FMI).

Pour concurrencer le FMI et la Banque mondiale, deux institutions multilatérales de développement ont été lancées coup sur coup. Leur principal promoteur ? Pékin, qui compte bien financer à travers elles ses ambitions commerciales à l'échelle mondiale.

Retrouvez l'article de Sébastien Le Belzic dans Jeune Afrique.

La future banque asiatique de développement lancée à l'initiative de la Chine devrait être opérationnelle avant la fin de l'année...

L'Inde et la Chine ont signé samedi à Shanghai 21 accords commerciaux et de coopération.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé lundi soir à Brasilia pour une visite au cours de laquelle devraient être annoncés des investissements de 50 milliards de dollars, une bouffée d'oxygène pour l'économie en berne du géant sud-américain.
M. Li rencontrera la présidente brésilienne Dilma Rousseff mardi et dans la soirée il partira à Rio de Janeiro pour analyser certains projets du pays asiatique dans cette ville hôte des jeux Olympiques de 2016. Mercredi, il voyagera en Colombie, puis se rendra au Chili et au Pérou.
M. José Graça Lima, chargé des relations avec l'Asie au ministère brésilien des Affaires étrangères, a annoncé jeudi que "50 milliards de dollars en nouveaux projets devraient être investis par la Chine au Brésil".