BAII

La Banque mondiale veut éradiquer la pauvreté sur le globe mais son offensive s'arrête encore aux frontières de l'Iran, en dépit de l'allègement des sanctions contre Téhéran et des besoins économiques criants du pays. L'institution semble, de fait, réticente à se réengager dans un pays où elle avait cessé tout nouveau projet en 2005 pour se mettre en conformité avec les sanctions internationales imposées à Téhéran pour son programme nucléaire. En attendant, le pays commence à se détourner de la Banque mondiale, dominée par les Occidentaux, pour se rapprocher d'institutions alternatives. L'Iran est ainsi un des membres fondateurs de la banque de développement chinoise pour les infrastructures (BAII) et cherche à rejoindre la banque fondée par les grands pays émergents des Brics.

La Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) accordera entre 10 et 15 milliards de dollars de prêts par an, a annoncé mardi son président élu, assurant que cette structure lancée par la Chine ne concurrencerait pas les organisations existantes et ne serait pas un instrument au service de Pékin.

Lors de sa visite en Grande-Bretagne, Xi Jinping est revenu sur les nouveautés de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures.